Le cadre par profession, en bref
Médecins et chirurgiens-dentistes : depuis la réforme de 2020, la communication d’informations sur les compétences, les pratiques, les diplômes, les horaires et les honoraires est autorisée par tout moyen, à condition d’être loyale, honnête, non comparative, sans témoignage et sans procédé commercial. Masseurs-kinésithérapeutes : règles proches, avec un code qui interdit comparaison et témoignages. Ostéopathes : titre protégé, actes encadrés par décret, pas de promesse thérapeutique. Psychologues : code de déontologie, information loyale, secret. Pharmaciens : communication encadrée, vente en ligne strictement réglementée. Dans tous les cas, l’information est permise ; la publicité comparative, les témoignages et les promesses ne le sont pas.
Les plateformes de rendez-vous : utiles, mais pas suffisantes
Les plateformes de prise de rendez-vous ont pris une place centrale : beaucoup de patients y cherchent directement. Elles sont utiles pour la prise de rendez-vous, et un professionnel a intérêt à y être. Mais elles listent le praticien parmi des centaines, gardent la relation, et ne disent presque rien de ce qui distingue un cabinet — ses publics, ses spécialités, son accès, ses urgences. Le patient qui hésite entre deux praticiens ouvre le site et la fiche Google. Un site propre et une fiche exacte sont ce qui vous appartient, ce qui informe, et ce qui reste si la plateforme change ses règles ou ses tarifs.
Ce qu’un site de professionnel de santé doit contenir
Les praticiens avec leurs diplômes, leur inscription à l’Ordre ou leur numéro d’enregistrement, leur secteur ou leur convention. Les spécialités et les publics reçus — nourrissons, sportifs, seniors — avec les formations correspondantes présentées comme telles. Les motifs de consultation et le déroulement d’une première séance, en langage courant, sans promesse. Les horaires, l’accès, l’accessibilité, la prise de rendez-vous reliée à votre outil, la conduite à tenir en urgence. Les tarifs conventionnels avec leur source. Les mentions propres à la profession. Aucune donnée de santé collectée par le site.
La fiche Google : exacte, une par praticien
Chaque praticien a sa fiche, reliée à celle du cabinet, avec sa catégorie exacte, ses horaires, ses langues, l’attribut « nouveaux patients » quand c’est le cas, et le lien de rendez-vous. La cohérence avec l’annuaire santé de l’assurance maladie, l’annuaire de l’Ordre et la plateforme est vérifiée : un praticien parti, une adresse périmée, une fiche en double créée par un patient brouillent tout. Pour beaucoup de cabinets, remettre les fiches en ordre est le premier levier — et le plus rapide.
Les avis : ne pas solliciter contrairement aux règles, répondre avec prudence
Les avis de patients existent sur les fiches. Les codes interdisent les témoignages dans la communication du praticien ; la sollicitation d’avis est contraire aux règles pour les médecins et à manier avec prudence pour les autres professions. La position sûre : ne pas solliciter, ne pas reproduire sur le site, répondre aux avis existants de façon générale et courtoise, sans jamais confirmer qu’une personne est patiente ni évoquer un soin. Un avis diffamatoire se signale. Chaque profession a des recommandations de son ordre ; il faut les suivre.
Les contenus : informer sans vocabulaire hors champ
Des pages par spécialité et par public, qui répondent aux questions que les patients tapent — est-ce douloureux, combien de séances, à partir de quel âge, quelle prise en charge — en deux phrases directes puis en détail, avec les sources professionnelles, datées, relues par le praticien. Des conseils prudents qui rappellent la place de la consultation. Rien qui promette, compare ou emploie un vocabulaire médical hors du champ de la profession — un ostéopathe ne « traite » pas une maladie. Ces contenus se positionnent sur les requêtes de spécialité et sont cités par les IA.
Les urgences et les informations qui manquent
« Acceptez-vous de nouveaux patients », « que faire en urgence le week-end », « pouvez-vous être mon médecin traitant » : ces informations sont les plus cherchées et les moins renseignées. Un site et une fiche qui y répondent exactement rendent service, réduisent les appels au secrétariat, et se positionnent sur des requêtes que personne ne traite. Elles se mettent à jour depuis le secrétariat en une minute.
Ce qui est évité, et ce qu’on peut attendre
Pas de sollicitation d’avis contraire aux règles, pas de liens achetés, pas de pages par commune sans cabinet, pas de contenus générés en masse sur des questions médicales, pas de comparaison ni de promesse. Un cabinet dont les fiches sont en ordre et dont les pages par spécialité sont précises apparaît dans le pack local de son quartier en quelques semaines et sur ses spécialités en trois à six mois — dans une profession où beaucoup se contentent de la plateforme.