Le modèle, rubrique par rubrique
Copiez et remplissez. Une ligne suffit souvent.
1. L’entreprise
Nom, activité, adresse, zone d’intervention, effectif, ancienneté. Ce qui vous distingue, en une phrase vraie.
2. Les objectifs
Ce que le site doit produire : demandes de devis, appels, prises de rendez-vous, ventes. Un chiffre visé par mois si possible.
3. Les cibles
Qui sont vos clients (particuliers, entreprises, quel métier, quel secteur), d’où ils viennent, ce qu’ils tapent sur Google pour vous trouver.
4. L’existant
Site actuel (adresse, ce qui marche, ce qui ne marche pas), fiche Google, réseaux sociaux, campagnes en cours, statistiques disponibles.
5. Le périmètre
La liste des pages : accueil, une par prestation, une par zone, tarifs, réalisations, à propos, contact, mentions légales. Blog oui/non.
6. Les fonctionnalités
Formulaire de devis, prise de rendez-vous, paiement, espace client, catalogue, multilingue, réservation. Seulement ce qui sert l’objectif.
7. Les contenus
Qui fournit les textes, les photos, le logo. Ce qui existe, ce qui manque.
8. Les contraintes techniques
Hébergement actuel, nom de domaine, e-mails, outils à connecter (CRM, agenda, comptabilité), conformité RGPD, accessibilité.
9. Le calendrier
Date de mise en ligne souhaitée, contraintes (saison, événement), disponibilité pour valider.
10. Le budget
Une fourchette, même large. Elle permet au prestataire de proposer le bon périmètre plutôt que de deviner.
Ce que le cahier des charges ne doit pas contenir
Des adjectifs (« moderne », « dynamique », « innovant ») et des références de sites que vous aimez sans dire pourquoi. Remplacez-les par des faits : ce que le site doit faire, pour qui, et comment on saura qu’il le fait.
Trois cahiers des charges types, remplis
Un plombier de Villeurbanne : objectif, dix demandes de devis par mois ; cibles, particuliers de Villeurbanne et de l’est lyonnais, requêtes d’urgence et de rénovation ; existant, une fiche Google avec douze avis, pas de site ; périmètre, accueil, dépannage, installation, salle de bain, quatre communes, réalisations, contact ; fonctionnalités, formulaire de devis en trois étapes ; contenus, photos de chantiers à prendre ; contraintes, aucune ; calendrier, avant la rentrée ; budget, une fourchette.
Un cabinet d’expertise comptable du 6e : objectif, cinq prises de contact qualifiées par mois ; cibles, dirigeants de TPE et professions libérales de Lyon ; existant, un site de 2015 non adapté au mobile ; périmètre, accueil, une page par domaine (création, tenue, paie, juridique), équipe, honoraires, contact ; fonctionnalités, prise de rendez-vous ; contraintes, déontologie de l’ordre ; calendrier, trois mois ; budget, une fourchette.
Une PME industrielle de Meyzieu : objectif, des demandes de devis d’acheteurs ; cibles, acheteurs industriels de la région ; existant, un site de trois pages ; périmètre, une page par procédé, moyens, certifications, secteurs, références, recrutement ; fonctionnalités, aucune ; contenus, à rédiger après visite ; contraintes, photos à prendre dans l’atelier ; calendrier, deux mois ; budget, une fourchette.
Les trois rubriques que les entreprises oublient
Les cibles : « tout le monde » n’est pas une cible, et un site qui parle à tout le monde ne parle à personne. L’existant : ne pas dire qu’un ancien site existe, avec ses URLs et son trafic, expose à perdre le référencement lors de la bascule. Le budget : sans fourchette, le prestataire devine et propose soit trop, soit trop peu.
Ce que l’agence fait de votre cahier des charges
Elle le lit avant le rendez-vous, le complète avec vous en trente minutes, en tire un plan de site et une liste de requêtes, et chiffre un devis poste par poste sous 48 h. Le plan de site vous reste. Si votre cahier des charges décrit un besoin que l’agence ne couvre pas, elle le dit et vous oriente.
Faut-il y mettre des sites de référence ?
Oui, à condition de dire pourquoi : « ce site pour la clarté de ses prestations », « celui-ci pour la façon dont il montre les réalisations », « celui-là pour la simplicité du formulaire ». Trois références commentées guident le prestataire ; dix liens sans commentaire le laissent deviner. Et une référence que vous n’aimez pas, commentée, est aussi utile.
Le cahier des charges d’une refonte
Il ajoute une rubrique : ce que l’ancien site a acquis. L’export de la Search Console (pages, requêtes, clics), la liste des URLs, les liens entrants connus, les avis et contenus à conserver. C’est cette rubrique qui évite de perdre le référencement lors de la bascule ; un prestataire qui ne la demande pas ne prévoit pas de redirections.
Comment un cahier des charges devient un devis
L’agence lit les objectifs et les cibles, en déduit les requêtes et les pages, vérifie l’existant, chiffre chaque rubrique, et vous renvoie un plan de site avec le devis. Si le budget indiqué ne permet pas le périmètre décrit, elle propose un périmètre réduit mais cohérent, plutôt qu’un site complet mal fait. Le cahier des charges est un point de départ, pas un contrat.
Un cahier des charges pour un e-commerce
Il ajoute des rubriques : le catalogue (nombre de références, variantes, images disponibles), la logistique (transporteurs, délais, zones, retours), le paiement (moyens, frais acceptés), la fiscalité (TVA, factures), les intégrations (stock, comptabilité, point de vente), et le service client (qui répond, comment). Ces réponses désignent la solution technique avant tout devis.