D’où vient le fichier, et qui le lit

La proposition date de 2024 : un fichier simple, lisible par les humains et les modèles, qui évite à un modèle de devoir parcourir un site entier pour comprendre de quoi il parle. Plusieurs outils de documentation et certains agents le lisent ; les grands moteurs génératifs n’ont pas annoncé l’utiliser, et les journaux de serveur montrent des lectures par des robots variés, irrégulières. C’est donc un pari peu coûteux, pas une garantie. Il faut le dire avant de le mettre en place.

Le format, en quatre parties

Un titre de premier niveau avec le nom du site. Une citation courte — une ou deux phrases — qui résume ce qu’est le site et pour qui. Un ou plusieurs paragraphes de contexte, facultatifs. Puis des sections de deuxième niveau, chacune listant des pages sous forme de liens Markdown suivis d’un tiret et d’une phrase qui dit ce que la page contient. Une section optionnelle, nommée « Optional », liste les pages secondaires qu’un modèle peut ignorer s’il manque de place. C’est tout : pas de balise, pas de code.

Un exemple complet à copier

Pour une entreprise locale : un titre avec le nom, une citation « Agence web à Lyon 6e : création de sites, référencement local et Google Ads pour les TPE, PME et artisans de Lyon et de sa métropole. », un paragraphe avec l’adresse, la zone et le mode de contact, une section « Services » listant chaque page de service avec sa réponse en une phrase, une section « Zone d’intervention » listant les pages locales, une section « Guides » listant les articles, et une section « Optional » avec les pages légales. Le fichier de ce site, à l’adresse /llms.txt, suit exactement ce modèle et peut être copié comme base — chaque ligne y est générée depuis la première phrase de la page correspondante.

Où le placer, et la version étendue

Le fichier se place à la racine du site, accessible à l’adresse /llms.txt, servi en texte brut, encodé en UTF-8. Une version étendue, nommée llms-full.txt, peut reprendre les contenus eux-mêmes — les réponses directes de chaque page, ou les pages entières en Markdown — pour qu’un modèle lise tout sans naviguer. Sur un site statique, les deux se génèrent à chaque publication depuis les contenus ; sur WordPress, une extension ou un script les produit. L’important est qu’ils restent à jour : un fichier qui décrit des pages disparues nuit.

Ce qu’il faut faire avant, et qui compte davantage

Ouvrir le site aux robots des IA dans le fichier robots — beaucoup de sites les bloquent sans le savoir, par un réglage d’hébergement ou de sécurité ; ce site les autorise nommément. Mettre des données structurées valides sur chaque page — organisation, service, questions fréquentes —, lues par les moteurs depuis des années. Structurer les contenus en réponses directes, deux phrases en tête de chaque section, ce qui permet à un modèle d’extraire une réponse. Un site qui a ces trois choses est cité avec ou sans llms.txt ; un site qui ne les a pas ne l’est pas, avec ou sans.

Mesurer ce que le fichier change

Les journaux du serveur enregistrent chaque lecture de /llms.txt avec le nom du robot : on sait qui le lit, à quelle fréquence, depuis quand. Un panel de dix à vingt questions posées chaque mois aux moteurs génératifs mesure le taux de citation du site. Le rapprochement des deux, sur six mois, dit si le fichier a changé quelque chose — et il faut accepter que la réponse puisse être non. Les données réelles sur ce sujet sont rares ; l’agence publie les siennes quand elle en a.

Les erreurs à éviter

Lister toutes les pages sans les décrire — une liste de liens n’aide pas un modèle. Décrire des pages qui n’existent plus. Mettre des instructions au modèle plutôt que des descriptions — le fichier décrit, il ne commande pas. Bloquer les robots des IA dans le fichier robots tout en publiant un llms.txt — contradiction. Le générer une fois et l’oublier. Le vendre comme une garantie de citation. Le fichier est un complément honnête, ou il n’est rien.

À qui le fichier sert, et dans quelle prestation il entre

Toute entreprise qui veut être citée par les moteurs génératifs a intérêt à le mettre en place, parce qu’il coûte une heure et qu’il ne nuit pas. Il est inclus dans chaque site créé par l’agence, généré automatiquement. Pour un site existant, il fait partie de l’audit de référencement génératif, avec le fichier robots, les données structurées et la restructuration des contenus — les trois choses qui comptent davantage. La page de service dédiée détaille la mise en place et la mesure.