Étape 1 — Tester

Posez à ChatGPT (avec la recherche web activée) les questions que vos clients posent : « quel [métier] me conseilles-tu à [ville] ? ». Notez qui est cité et quelles sources apparaissent. Faites la même chose sur Perplexity et Gemini. Datez vos captures : c’est votre point de départ.

Étape 2 — Rendre votre site lisible

  • Vérifiez robots.txt : GPTBot, OAI-SearchBot, PerplexityBot, ClaudeBot, Google-Extended doivent être autorisés.
  • Ajoutez un fichier llms.txt à la racine, listant vos pages clés avec une ligne de description.
  • Assurez-vous que le contenu est dans le HTML, pas chargé après coup par JavaScript.
  • Données structurées complètes : LocalBusiness, Service, FAQPage, Person.

Étape 3 — Structurer pour être extrait

Chaque page répond à une question dans ses deux premières phrases. Les faits sont précis : adresse, zone, prestations, délais, méthode. Une FAQ en question-réponse littérale. Pas de slogans : un modèle ne peut rien citer d’un « partenaire de confiance ».

Étape 4 — Construire des mentions

Les modèles font confiance à ce qui se recoupe. Votre nom, votre activité et votre localisation doivent apparaître, identiques, sur : votre site, votre fiche Google, les annuaires de votre profession, la presse locale, vos partenaires. Un article dans un média lyonnais vaut plus que dix annuaires.

Étape 5 — Mesurer

Reproduisez les tests de l’étape 1 chaque mois, dans les mêmes conditions. Suivez le taux de citation et les sources. Ajustez ce qui manque.

Le rôle des mentions de marque

Ce qui distingue une entreprise citée d’une entreprise ignorée n’est pas la qualité de son site seul, mais le nombre de sources indépendantes qui la décrivent de la même façon. C’est le travail le plus long, et le plus durable.

Les sources que ChatGPT cite le plus souvent pour une entreprise locale

D’après nos tests sur des requêtes lyonnaises, les réponses citent d’abord le site de l’entreprise quand il est lisible et précis, puis les annuaires de référence de la profession, les pages de la fiche Google et de ses avis, les articles de presse locale, et les sites d’avis. Les réseaux sociaux sont rarement cités. D’où l’ordre des priorités : le site d’abord, la fiche et les annuaires ensuite, la presse locale quand c’est possible.

Rédiger une page pour qu’elle soit citée

Un titre qui pose la question ou nomme précisément le sujet. Une première phrase qui y répond entièrement, avec l’entreprise nommée, le lieu et la prestation. Des faits vérifiables : adresse, zone, délais, méthode, prix quand ils existent. Une FAQ en question-réponse littérale, balisée. Aucune formule creuse. Un modèle extrait des passages ; il faut que chaque passage tienne debout seul.

Combien de temps, et comment on le sait

Après correction du site et de la fiche, les réponses de ChatGPT avec recherche web peuvent changer en quelques semaines sur des requêtes locales peu disputées. Les mentions externes prennent des mois à construire et à être prises en compte. On le sait par les tests mensuels, reproduits dans les mêmes conditions, avec captures datées. C’est la seule mesure honnête ; elle est incluse dans le suivi.

Le fichier llms.txt, ligne par ligne

Un fichier texte à la racine du site, au format Markdown : un titre (le nom de l’entreprise), un paragraphe qui la décrit en une phrase avec ses faits clés, puis des sections listant les pages importantes avec un lien et une description d’une ligne chacune. Ce site en a un, généré automatiquement à chaque mise à jour. Son effet n’est pas garanti ; son coût est nul.

Les erreurs qui empêchent d’être cité

Un robots.txt qui bloque les robots des moteurs génératifs. Un contenu chargé en JavaScript, invisible pour eux. Une page d’accueil sans nom d’entreprise ni lieu dans le texte. Des informations contradictoires entre le site et la fiche Google. Des « solutions » et des « partenaires » à la place de prestations nommées. Chacune est corrigée en quelques jours.

Ce que ça change pour vos clients

Un client qui obtient votre nom dans une réponse arrive avec une intention forte et peu de comparaison : il a demandé une recommandation, il en a reçu une. Ces demandes sont souvent mieux qualifiées que celles venues d’une recherche classique. Les compter séparément, dans le formulaire — « comment nous avez-vous trouvés ? » —, permet de mesurer leur part.

Les annuaires qui comptent, et ceux qui ne comptent pas

Comptent : les annuaires de votre profession (ordres, fédérations, chambres consulaires), les pages jaunes, les sites d’avis reconnus, la presse locale, les annuaires de la mairie ou de la métropole. Ne comptent pas, ou nuisent : les annuaires généralistes créés pour vendre des liens, les répertoires sans modération, les fermes de sites. Dix citations cohérentes sur des sources reconnues valent plus que cent inscriptions douteuses.

Récapitulatif en cinq lignes

Testez vos requêtes et datez les captures. Ouvrez votre site aux robots des moteurs génératifs. Réécrivez vos pages pour qu’elles répondent en une phrase, avec des faits. Construisez des mentions cohérentes sur des sources reconnues. Mesurez chaque mois, dans les mêmes conditions. Le reste est de la patience et de la régularité.